Billet politique - Page 4

  • Voeux 2014 : Démonstration par l'absurde.

    voeux2014.jpgComme depuis plusieurs années la délégation départementale de l'APF de Saône-et-Loire présente ses voeux en jouant de l'auto-dérision et du grotesque empruntant la voie de l'humour anglais.

    Cette année ce sont les Monty Pythons qui seront plagiés. Et si les rôles étaient inversés ? Dans leurs difficultés de mobilité les personnes en situation de handicap sont parfois raillées. Poussant la logique un peu plus loin, qu'en serait-il si nos élus créait un ministère des démarches ridicules ? Prenant le contrepied des codes établis c'est aussi une manière d'interpeller les pouvoirs publics pour leur rappeler que malgré toutes leurs esquives ils ont le devoir et l'obligation de respecter et de faire appliquer les lois qu'ils ont réfléchies et votées. À 1 an de l'échéance pour appliquer les termes de la loi 2005-102, l'APF ne cédera pas à la facilité de renoncer aux droits que toutes les personnes en situation de handicap sont en autorisés à faire valoir...

    Mesdames, Messieurs les élus, responsables d'administrations, détenteurs du pouvoir juridique, votre légitimité ainsi que votre honneur passent par l'application des lois sans détours et sans jeux de jambe. Sans quoi le Ministère des démarches ridicules trouverait toute sa pertinence à voir le jour... Sauf à ce qu'il existe déjà !

    Pour l'heure, l'APF de Saône et Loire vous présente tous ses voeux de bonheur ainsi qu'à vos proches. Vous saurez compter sur nous pour à vos côtés avancer sur les chemins de la construction d'une société inclusive.


    Les démarches ridicules

     

    Meilleurs voeux 2014

  • Projet de loi pour la refondation de l'école et handicap : Peillon souhaite finalement retirer un amendement controversé

     

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    En parallèle à notre courrier aux parlementaires et à la réponse écrite de Monsieur le Sénateur-Maire de Mâcon, Jean-Patrick COURTOIS, le ciel s'éclaircit...

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    Après avoir, dans un premier temps, proposé de le reformuler, le ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon a assuré vendredi 11 avril, lors d’une table ronde sur l’accessibilité pédagogique dans le Val-d’Oise, que l’amendement 274 devenu l’article 4 ter du projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la république serait finalement « retiré » du texte final.

    À l’initiative du député PS Michel Ménard et adopté le 6 mars par l'Assemblée nationale, ce texte prévoyait d'autoriser la communauté éducative à demander, en cours d'année, un changement d'orientation des élèves en situation de handicap. Et si l’avis des parents pouvait être pris en compte, leur accord n’était nullement sollicité.

    Face à la colère des parents d’élèves en situation de handicap soutenus par leurs associations représentatives, dont l'APF qui a demandé le retrait de ce texte, le ministre fait donc machine arrière. Le gouvernement soutiendra le retrait de cet amendement lors des débats sur la loi au Sénat.


    Reconnaissant que ce texte avait donné aux parents le sentiment qu’ils n’avaient pas le choix de l’orientation de leur(s) enfant(s), Vincent Peillon a souligné qu’il s’agissait d’un problème de « formulation » et d’un « malentendu », réaffirmant pour l’occasion son « engagement total » en faveur d'une « école inclusive ».
    De son côté, Marie-Arlette Carlotti, la ministre déléguée en charge des personnes handicapées, s’est félicitée du retrait prochain de cet amendement. Samedi 12 avril, dans un communiqué de presse, elle a souligné que : « La communauté éducative a toute sa place dans l’inclusion des élèves en situation de handicap au sein de l’école de la République. [Mais] qu’il est également indispensable que l’accompagnement soit défini avec l’accord des parents. » Valérie Di Chiappari - Photo DR.

    In Blog Faire Face - Magazine APF

  • Projet de loi portant sur la réforme de l'école : Le Sénateur Maire de Mâcon, Jean-Patrick COURTOIS s'engage à l'unisson de l'APF

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    Après que l'APF a interpellé les parlementaires des deux assemblées, relayant dans le même temps les revendications d'autres associations, la 1ère réaction attendue émane de Jean-Patrick COURTOIS, Sénateur-Maire UMP de Mâcon. Encourageant...

    Qu'en est-il ?

    Le projet de loi portant sur la réforme de l'école si il amène de nombreuses propositions dignes d'intérêt, certains amendements quant à eux constituent un recul par rapport notamment aux acquis de la loi 2005-102, communément appelée "Loi handicap de 2005".

    En particulier, l'amendement 274 adopté en 1ère lecture permettra aux équipes éducatives de saisir la Maison Départementale des Personnes Handicapées afin de demander en cours d'année "la révision de l'orientation de l'enfant handicapé et des notifications concernant son accompagnement".

    Si cette disposition semble relever d'une volonté d'adapter avec diligence et aussi efficacement que possible les projets de scolarisation de ces enfants en fonction de ses évolutions, elle risque de déposséder les parents de ce qui devrait relever de ses prérogatives à sanctuariser : La responsabilité et le droit au choix quant à l'avenir de ses enfants. En l'occurrence qui d'entre nous accepterait qu'il en soit autrement ?

    Or la loi 2005-102 dispose dans ses acceptions fondamentales que chacun ait le libre choix, comme tout un chacun, de déterminer l'orientation qu'il souhaite donner à son existence, ce qui est l'un des pilliers de notre constitution actuelle, ou devrait l'être, et plus largement qui figure dans la charte des droits de l'homme... Depuis quand une loi impose qu'une constitution s'appliqua(*) ? En l'occurrence l'amendement 274 donne la possibilité à des tiers, fussent-ils réputés a priori bienveillants, de se substituer à la personne en situation de handicap et/ou à sa famille, grevant par la même occasion les notions de libre arbitre.

    Ainsi et plutôt que de donner la possibilité aux équipes éducatives de saisir directement la MDPH, il est urgent de renforcer les partenariats en particulier école/famille/ (et établissements médico-sociaux de type SESSAD) afin que les parcours de scolarisation soient bâtis de concert avec chacune des parties dans le respect des compétences et prérogatives de chacun ; En particulier qu'in fine les parents demeurent les seuls à pouvoir interroger la MDPH. À cet égard, notons le souhait, posé par l'école, comme constituant la pierre angulaire de la réussite des élèves de la démarche de responsabilisation des parents quant à l'avenir de leurs enfants. C'est sur ces bases que le principe général doit s'appliquer aux cas particuliers (situation de handicap ou non) sauf à vider de son sens le paradigme de "l'école inclusive" et ses corolaires liés à l'égalité des chances.

    Partant de cet argumentaire, la réponse du Sénateur-Maire de Mâcon est sans équivoque, rejoignant nos propos et qui figure dans le courrier suivant :

    En particulier, le Sénateur Maire s'engage à ce que son groupe parlementaire dépose un amendement visant à supprimer ces dispositions. Nous lui en savon gré.
    Nonobstant nos argumentaires strictement fondés sur l'esprit des lois ce dernier souligne que cet article "introduit .../... un climat de défiance dans la relation parent/communauté éducative" qui si nous lui laissons au bénéfice de son analyse a priori, relève pour nous, non d'une introduction mais d'un facteur agravant.
     
    Pour mémoire : courrier envoyé aux parlementaires de Saône-et-Loire :

     
    Il appartiendra s'ils le jugent utile à chacun des parlementaires de prendre position. Une rencontre avec Thomas THEVENOUD, député de la 1ère circonscription est d'ores et déjà programmée le 27 avril prochain.

    Sans présumer des résultats in fine l'APF rappelle que "l'enfer est pavé de bonnes intentions", et que "le mieux est l'ennemi du bien". Surtout hors considération métaphysique elle incline à la prudence chacun à ne pas marcher sur des charbons ardants sauf à se brûler les pieds... Ou à griller son crédit ! Ainsi, en référence au pacte républicain pour la construction d'une société ouverte à tous, signé conjointement avec  la majorité des parlementaires, l'APF est à leur disposition pour que voit le jour une société inclusive, soit au plus près des besoins de chacun, en particulier des personnes en situation de handicap...

    (*) Lors de ses travaux avec le législateur autour de la loi 2005-102, l'APF ne souhaitait pas que son intitulé commença par "loi pour l'égalité .../...". En effet le triptyque liberté, égalité, fraternité étant constitutif de nos valeurs fondamentales, introduire pour réaliser ses desseins une loi visant l'égalité présupposait qu'elle n'était pas effective. L'APF suggérait alors le terme "égalisation".
  • PACTE 2012 : l'APF RENCONTRE LES CANDIDATS A L'ELECTION PRESIDENTIELLE ET LES APPELLE A S'ENGAGER;

    C'est hier, 26 janvier, que l'Association des Paralysés de France (APF) lance son Pacte APF 2012. Un texte remis aux candidats à l'élection présidentielle (officiellement déclarés ou pas...) lors d'une tournée des QG de campagne. Objectifs ? Faire entendre les revendications des personnes en situation de handicap et demander aux candidats de prendre position pour permettre l'émergence d'une société ouverte à tous.


    P1000973.JPGDix fauteuils roulants aux couleurs de partis politiques, installés sur les toits de petites smarts qui circulent dans les rues de Paris, direction les QG de campagne des candidats à l'élection présidentielle : l'image a de quoi surprendre. Piétons et automobilistes ne restent d'ailleurs pas indifférents, sortent Smartphones et autres portables pour immortaliser l'étonnant cortège et s'interrogent : mais de quoi s'agit-il ?

    Depuis ce matin, et tout au long de cette journée du 26 janvier, l'Association des Paralysés de France (APF) va à la rencontre de dix des candidats à l'élection présidentielle, ou de leur parti lorsque le candidat ne s'est pas encore déclaré, et leur demande de s'engager à construire une société inclusive.

    Pour les candidats : respecter 12 engagements et agir pour les mettre en œuvre
    Comment ? En leur remettant son pacte APF 2012, un document ambitieux et revendicatif fondé sur les trois piliers de la République -liberté, égalité, fraternité- dont l'objectif est de faire de la société française une société ouverte à tous. Pour cela, le pacte décline 12 engagements incontournables, assortis de moyens prioritaires pour y parvenir. Car s'engager c'est bien mais il faut aussi que chaque candidat  dise comment.

     

    Et pour cela l'APF avance ses propositions. Exemples : engagement 1 - Une France accessible en 2015, avec comme action prioritaire l'adoption d'un plan pluriannuel d'investissement pour rendre accessibles tous les bâtiments publics et privés existants ; ou encore : engagement 6 - L'égalité dans l'emploi, avec la mise en place d'une coordination des moyens existants qui aujourd'hui fait cruellement défaut. Accessibilité ; transports ; éducation ; emploi ; ressources ; vie affective et sexuelle ; accès aux soins ; des espaces, services et produits conçus pour tous, etc. : rien de ce qui concerne la vie quotidienne des personnes handicapées n'est oublié dans ce pacte.

    _MG_3599.JPGPour les députés : cesser de voter des lois ou d'introduire des amendements qui font reculer la loi de 2005P1010148.JPG

    Parti à 9h du siège de l'association, dans le 13e arrondissement, le cortège fait une première halte symbolique devant l'Assemblée nationale. « Venir d'abord devant l'Assemblée nationale, c'est une façon de nous adresser symboliquement à la nation tout entière, à travers les députés qu'elle a élus, pour leur dire d'arrêter de proposer des lois ou des amendements qui revoient à la baisse l'accessibilité de notre pays et vident la loi de 2005 de son sens. Ces deux dernières années, cela a été le cas cinq fois et c'est inadmissible », a souligné Jean-Marie Barbier, le président de l'APF. Car le pacte s'adresse aussi aux députés en place et à ceux qui seront élus en juin prochain.

     

    _MG_3611.JPGSi c'est le PS qui ouvre le bal de la tournée des partis politiques, suivi par l'UMP puis le Modem, dans chacun des 10 P1010128.JPGQG (1) le scénario est le même : le fauteuil qui porte son nom est remis au candidat ou à ceux qui le représentent, accompagné du pacte. Au PS, c'est Marisol Touraine, secrétaire nationale du PS à la Solidarité et la protection sociale qui le reçoit pour François Hollande (le candidat est en train de présenter ses 60 engagements pour la France) ; à l'UMP, c'est Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale et sa secrétaire d'Etat, Marie-Anne Montchamp. Le fauteuil est quand même estampillé "Nicolas Sarkozy" même si ce dernier ne s'est pas encore officiellement déclaré. Au Modem, François Bayrou en personne accueille le cortège qui traverse ensuite la Seine pour aller à la rencontre d'Europe-Ecologie-les verts (EELV).
    Dans chaque QG, chacun y va de sa petite phrase : « Nous sommes sensibles à cette démarche et partageons l'objectif d'avancer vers une société inclusive », souligne Marisol Touraine. « Nous avons fait beaucoup en matière de handicap même si beaucoup reste encore à faire », explique Roselyne Bachelot, chapelet de chiffres à l'appui. François Bayrou annonce, lui, qu'il dévoilera son programme en matière de handicap lors d'une grande journée de réflexion sur le nouveau pacte social qu'il compte proposer aux Français, le 11 février prochain.

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    Mais au-delà des déclarations d'intention, c'est bien sur des actions concrètes que ce pacte demande à chaque candidat. En attendant de voir s'ils le signeront ou pas, chaque citoyen peut le faire et porter ainsi, jusque dans les urnes, sa volonté de voir enfin naître une société qui ne laisse pas 10 % de sa population sur le bas-côté.

    Valérie Di Chiappari - Photos Sylvain Bondoux et Jérôme Deya

    (1) Le Pacte APF 2012 a été déposé ce jour au QG de campagne des partis suivants : PS, UMP, Modem, EELV, FN, Front de Gauche, Nouveau Centre, République solidaire, MRG et Cap 21. Il sera envoyé par courrier aux autres partis et candidats.